Eve n’a pas perdu son Eden ! Là, regarde, en plein coeur du quartier latin, dans ce charmant cabaret “ tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.” Ces vers baudelairiens des Fleurs du Mal dansent follement sur les murs enchanteurs. Couché mollement au pied de la cathédrale de Paris, le Paradis Latin invite tous les passants au voyage… et quel voyage !

Une expédition de prestige, la plus parisienne des parisiennes, chargée d’histoire, de fantaisies, d’anecdotes colorées ainsi que de spectacles enivrants. Havre de la joie de vivre, le Paradis Latin est classé dans le patrimoine historique de la Ville Lumière.

Préambule

Le 20 janvier 1889, sur l’affiche du cabaret construit par Gustave Eiffel, le mot “complet” foudroie violemment l’affiche du Paradis Latin, présentant des revues et des ballets. Peu à peu, la butte de Montmartre renverse du podium la place de prestige qu’avait le quartier latin. Du statut de reine de la nuit, le cabaret bascule brusquement en atelier de bouchage.

Cérémonial latin du phénix

Tel l’oiseau de feu d’Arabie, le cabaret latin renaît de ses cendres dans les années 70. La beauté du lieu enflamma l’âme du nouveau propriétaire: Jean Kriegel. Fraîchement paré de ses joyaux les plus magiques, le paradis ouvre à nouveau ses portes au public en 1977, avec à sa tête le roi des nuits parisiennes, fondateur du café des arts de Saint Tropez, celui qui lèguera au monde entier un héritage considérable, et qui inspire encore de nombreuses scènes: Jean-Marie Rivière.

“Paradis à la folie”

Sous l’oeil vigilant et passionné de l’amour du spectacle, “le Paradis à la folie” devient une extase universelle et éternelle. Sur la scène éblouie, 35 danseurs et danseuses talentueux interprètent quotidiennement 15 tableaux du monde de la fête. Tourbillonne au milieu des spectateurs une rage magique de folie venue d’un paradis oublié, où valsent en duo Passé et Modernité.

Au menu

“Revue seule”ou “revue champagne”, “déjeuner-spectacle” ou “dîner-spectacle” le Paradis Latin laisse l’embarras du choix, étalant ses prix sur une fourchette de 70 euros à 290 euros, tous les jours de 21:00 à 23:00, excepté le mardi. La gastronomie est une des priorités du Paradis Latin: les grands crues se mêlent aux paillettes des danseuses de French Cancan, les plats raffinés déambulent sous les pieds agiles du trapéziste, et le champagne coule à flot.

Et oui, c’est tout un art que de savoir faire la fête, et Paris est l’une des maîtresses dans ce savoir-là. Le Paradis Latin offre à ses visiteurs un goût de béatitude, qui les suivra ad aeternum. Êtes-vous prêts à passer une soirée mémorable ?

Site officiel : https://www.paradislatin.com